Les poils, un phénomène de mode

Les modes vestimentaires et les looks évoluent, changent régulièrement, mais il y a bien une mode qui n'a jamais vraiment été très suivie et bien heureusement : c'est la chemise ouverte sur les poils.

Le poil n'a réellement été classe qu'au temps de cro-magnon ou dans les années 80/90 grâce à David Hasselhoff dans Alerte à Malibu, en même temps que Magnum et sa moustache. Il a même été bien vu dans la guerre des étoiles, c'est simple, le personnage préféré de cette saga, c'est Chewbacca.

Les hommes d'aujourd'hui aiment le poil, certes, mais localisé, souvent en barbe : bien taillée, bien pomponnée, proprette, qui sent bon... et c'est déjà pas mal.

Les femmes non plus n'ont jamais été très portées sur le poil. Rien de très glamour il faut dire. Même si dans certains pays comme l'Allemagne ou l'Inde, et dans certaines cultures ça ne se fait pas de toucher à son duvet, cela reste des cas peu étendus.

Quels sont les avantages à garder ses poils ?

Absolument aucun, mais bien entendu, c'est tout sauf objectif.

Cependant, on n’est pas loin de la réalité, car il n'y a qu'un groupe de poils qui est concernée par cette option : les intimes !

En effet, certains poils restent une barrière naturelle contre les microlésions et les infections. Les poils du pubis ont une véritable fonction protectrice. L’épilation et le rasage de ces derniers peuvent constituer un risque important de micro-blessures, qui de par leur emplacement, peuvent entraîner une infection, voire transmettre des IST (Infection sexuellement transmissible) comme par exemple la chlamydia ou les infections à papillomavirus (HPV).

En cas de rasage, des démangeaisons, des rougeurs et des poils incarnés peuvent être au rendez-vous. 

Certains autres arguments sur cette sorte de poils sont mis en avant : les  poils sont d'excellents capteurs de phéromones. En effet, ils permettent, selon les périodes mensuelles, de capter certains messages moléculaires et d’envoyer des signaux sexuels à son partenaire. La cerise sur le gâteau, ils nous protègent des frottements pendant les rapports sexuels.

Les nombreux avantages à se raser

Le côté esthétique est le premier auquel on pense. Un torse moumouteux, des jambes qui ressemblent à des pattes de mygales, des dreadlocks sous les bras etc. Autant de raisons d'épiler ce qui n'est pas caché dans un vêtement !

Une femme sera toujours plus agréable à regarder si de la moquette ne dégringole pas de ses jambes et un homme fera plus "propre sur lui" si ses poils sont apprivoisés. 

Le confort est une raison plus personnelle de passer sous le rasoir.

Mais c'est surtout au niveau de l'hygiène corporelle qu'elle prend tout son sens. Le poil ça grattouille, ça chatouille, ça fait ruisseler la transpiration, ça augmente la prolifération des odeurs et on en passe. Rien de très agréable et on ne parlera même pas du côté glamour !

Le rasage pour les sportifs

C'est simple, en cas de blessure lors de la pratique de sport, il est préférable d'avoir une peau lisse pour procéder à la désinfection de la plaie. De plus, les éventuels pansements adhèrent plus facilement sur la peau que sur les poils. 

Au niveau de la performance, par exemple, une jambe dénudée de poils sera plus intéressante pour gagner de la vitesse lors d'une compétition cycliste ou même pour la majorité des sports aquatiques. Les éléments naturels tels que le vent et l'eau glissent plus facilement sur une peau nue !

Pour le visuel du physique des sportifs, il est indiscutable qu'un culturiste poilu ne pourra jamais faire ressortir son torse musclé, saillant, défini, s’il est recouvert de poils drus !

Le tour de la question est vite fait, certains poils (les pubiens) ont leur utilité, tous les autres peuvent être exterminés. Bien entendu, il n'est pas indispensable de toucher à certaines parties du corps, on pensera surtout aux poils des bras et des yeux. Quoi que nous ayons eu récemment une mode relativement ridicule qui impliquait le rasage des sourcils pour les remplacer par des traits colorés. Bien entendu cette lubie n’a également pas perduré dans le temps, bien heureusement.